L’article précédent montre différents types de clôtures. Celui-ci est d’ordre plus pratique. Je vais tenter de donner quelques conseils, issus de mon expérience, applicables à différents types de clôtures.
Suivez le lien si vous souhaitez voir des clôtures japonaises réalisées par ma société.
Un conseil d’ordre général, ne pas se presser, ne pas s’énerver … Réaliser une clôture est un travail de patience et de méticulosité. Les erreurs, même petites se voient. Travailler calmement pas à pas.
Dans l’étape de préparation des poteaux, il s’agit de les rendre imputrescibles, pour cela, la méthode traditionnelle consiste à les brûler. A l’aide d’un chalumeau, il faut brûler la couche superficielle du bois jusqu’à ce qu’il devienne tout noir. Attention à passer la flamme régulièrement, pour que le poteau ne s’enflamme pas et pour ne pas faire des trous dans le bois. C’est assez long, j’ai compté une demi heure pour un poteau de 8/9 cms de diamètre et 1,5 m de hauteur. Ensuite on rince les poteaux à l’eau, en frottant énergiquement, le but est d’éliminer la partie carbonisée et retrouver une surface lisse. Et enfin, après sèchage, on frotte les poteaux avec un chiffon sec, ils deviennent très beaux, marron chocolat et brillants.
Dans l’étape de la découpe des bambous aux bonnes tailles. Une chose importante à ne pas oublier : la pluie ne doit pas pénétrer dans les cannes de bambous, sinon celles-ci se détériorent très vite. Pour cela les cannes de bambous situées en haut de la barrière doivent se terminer par un noeud de bambou. Il faut couper les bambous au ras du noeud (dans lequel il y a une membrane). Quand on calcule les bambous nécessaires pour la barrière, il faut en tenir compte car il y a des pertes.
Dans l’étape de fixation des poteaux : si les poteaux sont enterrés, prévoir au moins 50 cms dans le sol.
Dans l’étape de construction de la clôture :
Dans l’étape de la réalisation des noeuds traditionnels : les noeuds doivent être très serrés. Il convient de mouiller la ficelle qui, en séchant, se rétractera (couper les ficelles à la bonne longueur puis les laisser baigner un moment dans un seau). Néanmoins serrer fort les noeuds.
Les matériaux :
Les poteaux : en bois de châtaignier écorcé, non traité. Je déconseille le pin qui dure moins longtemps et qui s’enflamme au brûlage.
Les bambous : on peut travailler en bambous verts ou bambous secs. On trouve les bambous verts à la bambouseraie Prafrance à Anduze. Dans les bambous secs, il y a pas mal de déchets (bambous tordus, fendus etc …), prévoir d’acheter au moins 30 % de plus.
La ficelle noire japonaise : fabriquée en fibres de chamerops, teintés à l’encre de Chine. Il y a deux grosseurs 3 et 5 mm, le 3 mm est un peu fin et nous le doublons.
La prochaine fois que nous réaliserons une clôture, je ferai un reportage photo pour illustrer cet article …
Pour plus d’informations, consultez :
Les clôtures japonaises traditionnelles (1)
Les clôtures japonaises traditionnelles (2)
Crédit photo : Ei Katsumata

Je vous félicite pour votre site agréablement bien explicatif.
Bonne continuation.
M.M